‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 245 sur 308 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

PIIJRAC.

Très heureux, J"ai perdu mille louis au Ijaccara et j'ai sdupé. La petite Tournesol a une ïaqon de souper qui dé- I uucerte tous les calculs : c'est peut-être ma faute; j'ai éXv bête, j'ai été extraordinairement béte, et elle mangeait pour se donner une contenance, pauvre fille !

A li E L .

N'ayez pas de remords, elle mange toujours comme ça.

PIBRAC

Tant mieux. Seulement, mademoiselle Tournesol, qui en entrant avait enlevé son chapeau et un peu de son corsage, s'est empressée de tout remettre après les sorbets; elle m'avait jugé.

ABEL, riijnt.

Pauvre Pibrac! Et vous êtes rentré chez vous? p I is R A c .

Je n'ai pas pu. J'étais consigné; les portes étaient fermées et le caniche aboie quand il m'entend : on l'a dressé à cela. Aujourd'hui ma femme n'a pas paru; j'ai déjeuné seul, j'ai dîné seul. J'ai pris un livre, je me suis endormi. Madame de Pibrac en a profité pour venir s'habiller et repartir. INIais

nous aurons une explication. (ll se dirige vers la boutique et s'y

installe.) Je l'attcnds.

MAXIME, rentrant.

Je suis ruiné, volé, dépouillé. Je me sauve, pas de ce côté, il y a une marchande.

11 s'esquive.

GENEVIÈVE

Monsieur de Born?

ABEL

Mademoiselle?

GENEVIÈVE

Nos provisions s'épuisent, il laut recouiii- à la réserve.

A BEL

J'y vais, mademoiselle, et je reviens. C'est divin! divin! divin! L'enibai'ras, c'est dechuisir.

Il sort.

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