‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 247 sur 308 · ACTE Ï1{01SIÈME · texte numérisé non relu

ACTE Ï1{01SIÈME

Eh bien! moi, j"ai Ijeaucoup réfléchi el je trouve fjiic le ehib a du bon.

ADRIEN NE et BERTHE.

Pourquoi?

GENEVIÈVE

Pai'ce qu'un mari qui a passé douze heures à ne voir que des honunes doit être bien content de reti'ouver sa femme.

ADRIENNE

Elle a raison.

BERTHE, à Geneviève.

Est-ce que ton oncle ne viendra pas aujourd'hui?

GENEVIÈVE

Mon oncle Roger? On ne sait jamais ce qu'il fera. Hier il a écrit à mon père qu'il allait se promener dans les déserts de l'Afrique.

BERTHE, avec cinotion.

Lui?

GENEVIÈVE

Deux heures après, il arrivait au bal et il y dansait toute la nuit.

BERTHE

Il a dansé avec moi.

Par exception, car il ne s'est occupé que de madame de Mauves.

GENEVIÈVE

Elle était bien jolie, hier.

BERTHE

Mais madame de Mauves n'est pas à marier!

GENEVIÈVE, la regardant.

Tu aimes donc mon oncle Roger?

Elle Tadore.

I! i; H THE.

Je crois que je Taiinerais s'il demandait aia main.

Je te pré\iens que ce serait un mari abominable.

BERïHE.

Oh! moi, je saurai iixcr mon mari.

GENEViiiVE.

Tu as un secret?

BERTIIE.

Je lui laisserai toujours croire (juo je raimcrai davantage le lendemain.

GENEVIÈVE, riaiil.

Tu es très forte, avec ton petit air candide.

Il n'y a plus déjeunes tilles.

Non.

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