SCÈNE VIll
Les Mêmes, ROGER.
ROGER, entrant tna gaiement.
Oui, mesdemoiselles, oui, ma petite Geneviève, tout ce qu'il vous plaira. Des fleurs, beaucoup de fleurs, je voudrais pouvoir acheter aujourd'hui toutes les fleurs du monde.
GENEVIÈVE
Je ne vous avais jamais vu si radieux.
ROGER
C'est que je suis heureux. Il y a des jours où tout est joie.
GENEVIÈVE
Allons, Berthe, profitons des bonnes dispositions de mon uncle.
BERTHE
Des violettes?
ROGER
Certainement, des violettes.
ADRIENNE
Et des marguerites?
ROGER
i'^t des marguerites. M'aime-t-elle un peu, beaucoup, passionnément? Donnez, donnez encore.
GENEVIÈVE
Vous ne songez donc plus à partir pour le Sahara?
ROGER
Ah oui ! C'est une idée d'autrefois.
El Paris ne vous ennuie plus?
ROGER
Paris n'ennuie que les sols.
GENEVIÈVE
A la bonne heure 1 (pius bas. ) Commenl Irouvcz-vous Berthe?
La fée aux violellcs? charnianlc.
GENEVIÈVE
Un million de dot et un cœur ddr.
ROGER
Esl-ce que lu voudrais marier Ion oncle?
Cela m'amuserail beaucoup.
ROGER
Je pn''fèrc le donner d'aulres distraclions. Je le conduirai à l'Opéra.
GENEVIÈVE, encore plus bas.
C'est que vous lui plaisez.
ROGER
Vraimenll Eh bien, |iuisqu'elle est hm amie, avoue-lui que je serais un mari déleslable.
J'ai dil : alioiiiiuai)|c; r.i ne l'eirraie pas.
lto(; i:it .
Elle est très étonnante, celle pclile demuisellc. /■|i;nii.) Est-ce que vous avez ])caucoup de monde déjà?