ACTE TROISIÈME
FERNAND, entrant.
Jeanne, j'en voudrai au marquis de ne m'avoir pas dit qu'il allait vous prendre.
JEANNE
Je me suis sentie mieux tout à coup et je suis venue.
FERNAND
Vous paraissez encore souffrante. Voulez-vous accepter mon bras ?
JEANNE
Non, merci, voilà mon père.
Le marquis entre.
FERNAND
Permettez-moi au moins une question. Hier, j'avais une dette d'honneur : elle a été payée.
JEANNE
Oui.
C'était vous ?
JEANNE
Eh ! qui vouliez- vous donc que ce fût?
FERNAND, en sortant.
C'était elle !
JEANNE
Mon père, nous allons faire quelques emplettes.
LE MARQUIS
Certainement. Mesdemoiselles, votre plus joli bouquet pour ma fille.
JEANNE
Vous allez faire des folies pour moi.
LE MARQUIS
Eh bien, ce sont les folies que je fais pour toi qui me consolent des autres.
Il s'éloigne avec Jeanne.
PIBRAC, à gauche.
Voici ma femme: enfin, voici ma femme !
Agathe cuire suivie d'un valet ]ioiiant une caisse.