‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 3)Chapitre 275 sur 308 · I.i: UAHON, ;i Agathe · texte numérisé non relu

I.i: UAHON, ;i Agathe

Pt'rmcttez-moi, madame, de vous remettre ces quelques billets pour votre œuvre de charité de la ])art de la baronne de Morannes. Elle est subitement appelée en Italie par un parent éloigné. Elle y passera l'hiver.

JEANNE

Ah!

LE BARON

Nous n'avons pas ordinairement les mêmes pauvres, mais aujourcrhui je veux joindre mon ollVande à la sienne.

A BEL, qui esl entiù avec Adrienne ù son bras, à Pibrac.

J'ai salué le père, avec émotion. 11 a souri et il m'a dit : « Prenez donc le bras de ma fille. » Je n'aui'ais jamais imaginé que c'était si facile.

JEANNE, à Agathe.

Va demander pardon à ton mari.

AGATHE, qui s'est approchée lenlement «le Pibrac.

Pardonne-moi, Théophile.

PIBRAC

Hein ! quoi ?

AGATHE

Je croyais que tu étais amoureux de madame de Morannes.

PIBRAC

Moi ! C'était par jalousie ?

Oui.

PIBRAC

Tu m'aimes tant que ça?

AGATHE, cliangeant de ton.

Mais pour qui me prenicz-vous, hier, au club?

PIBRAC

Pour une jeune personne des Variétés, que la Grézctte m'avait chargé de congédier.

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