I.i: UAHON, ;i Agathe
Pt'rmcttez-moi, madame, de vous remettre ces quelques billets pour votre œuvre de charité de la ])art de la baronne de Morannes. Elle est subitement appelée en Italie par un parent éloigné. Elle y passera l'hiver.
JEANNE
Ah!
LE BARON
Nous n'avons pas ordinairement les mêmes pauvres, mais aujourcrhui je veux joindre mon ollVande à la sienne.
A BEL, qui esl entiù avec Adrienne ù son bras, à Pibrac.
J'ai salué le père, avec émotion. 11 a souri et il m'a dit : « Prenez donc le bras de ma fille. » Je n'aui'ais jamais imaginé que c'était si facile.
JEANNE, à Agathe.
Va demander pardon à ton mari.
AGATHE, qui s'est approchée lenlement «le Pibrac.
Pardonne-moi, Théophile.
PIBRAC
Hein ! quoi ?
AGATHE
Je croyais que tu étais amoureux de madame de Morannes.
PIBRAC
Moi ! C'était par jalousie ?
Oui.
PIBRAC
Tu m'aimes tant que ça?
AGATHE, cliangeant de ton.
Mais pour qui me prenicz-vous, hier, au club?
PIBRAC
Pour une jeune personne des Variétés, que la Grézctte m'avait chargé de congédier.