SCENE DIXIEME 4o
AL i; 1 DKj de même.
Quelle pierre ?
FLAVIGNAC.
Mon plus vif désir serait de maintenir dans l'ombre mon humble personnalité, mais je n'ai pas le droit de me soustraire à vos investigations. Je vous appartiens.
Il installe Alridp à la lablo degaiiolip. ALCIDE, très étonné.
Je VOUS remercie, monsieur.
J'avais préparé quelques notes.
ALCIDE, de même.
Ah!
FLAVIGNAC.
Pour simplifier votre tâche.
ALCIDE, cherchant toujours à comprendre.
Vous êtes trop bon.
FLAVIGNAC, s'asseyant prés de lui.
Tenez-vous à avoir la date de ma naissance?
Non.
FLAVIGNAC.
Quelques collègues mettent: Né vers 1830. J'aime assez cette formule.
ALCIDE
Moi aussi.
FLAVIGNAC.
Très bien. Je n'ai rappelé dans mes notes que les faits
importants. Bachelier à sp.ize ans ; prix de discours latin ; père éminent, mère éminente; nourri par une chèvre, c'est caractéristique, je tiens beaucoup à cela. A vingt ans, je sauvais dix-neuf moutons dans un incendie. A trente, j'arrachais des flots un gendarme qui, en péchant a la ligne, s'était laissé entraîner par une carpe, et j'étais sauvé moimême par un terre-neuve, devenu légendaire. Mais passons sur ces traits de courage, trop connus dans le pays, et que je relate seulement pour rendre hommage à la vérité. Ce qui intéresse le public de nos jours, c'est le côté anecdotique, et j'ai pensé que vous me prieriez de vous conter quelques incidents de ma vie de jeune homme : voilà pourquoi j'ai renvoyé ma fille.
ALC[DE
Ah
FLAVIGNAC. *
J'ai beaucoup pki aux femmes. Dans le canton où j'ai ma principale résidence...
ALCIDE, à pa-l.
Blonval !
FLAVIGNAC, continuant.
.le ne le désignerai pas autrement, — il y avait un juge de paix.
ALCIDE, àpart.
Mon oncle!
FLAVIGNAC.
Nous mettrons: un notable. Je passais toutes les nuits par la lucarne du grenier pour aller voir sa femme.
ALCI DE, à part.
Ma tante!
FLAVIGNAC
Et, afin 'd'étouffer le bruit de mes pas, j'avais imaginé