ACTE DEUXIÈME
Si on ne retrouve pas ce tlianiant, ce soir, après ton liner, tu t'amuseras à balayer ce salon... et lu mettras de ;ùté tous les résidus... nous les passerons au tamis... Eh )ien, es-tu content ici ;'
Mon Dieu, oui, je suis content... mais je suis conlrariO
LUSSi...
MARJAVEL.
Tiens! qu'est-ce qui te contrarie?
K R A M p A G n . Je vas vous dire... .J"ose pas le direl
MARJAVEL.
Alors, va-t'en.
Oui, bourgeois... (U remonte, pose la goutli. rc sur lu fauleuil iiai 5t à la cheminée et reTient.) BourgeoiS?
MARJAVEL.
Quoi?
Je vas oser le dire... Voyez-vous, ce qui me contrarie ei... c'est les femmes... Pour lors, je voudrais vous prier le donner de temps en temps un coup d'œil à la mienne... e vous rendrais ça !
MARJAVEL.
Comment! tu veux que je donne un coup d'œil à ta emme? Elle est gentille?...
Pas mal... Certainement Lisbeth, c'est pas une méchante ille. Mais elle a de la nature... et des antécédents.
MARJAVEL.
Des antécédents?
76 LE l'LLS HEUHEUX DES TROIS
K RAM l'A eu .
Elle a cuiimiis une ûiute...
M A lU A V !• L .
Elle cl cassé quelque chose?
KRAMPACH, riaiil.
Ah! non, bourgeois.
Il lui doiiiiL' une Upc sur l'épaule.
MARJAVEL,
Finis donc, animal! nous ne sommes ])as en Alsace.
KRAMPACH
Vous comprenez bien... une faute!... avec un galant.
MARJAVEL.
Ah bah! (a part, gaillard.) Tiens! tiens! tiens! (naut.) Et tu attaches de l'importance à cela?
KRAMPACH
Oh! j'en attache... sans en attacher... C'est un accident qu'est général.. . 11 ne faudrait pas croire qu'il n'y a que nous.
MARJAVEL.
Comment, nous?
KRAMPACH
Je veux dire qu'il y en a d'autres... dans mon pays.
MARJAVEL, rianl.
Et à Paris aussi !
11 lui donne une lape.
KRAMPACH, se lorJanl.
Et à Paris aussi !
Il tape sur l'épaule de Marjavel.
Ne lape dtinc pas romiiic (;a; tu es domestique, (u ne peux pas laper; moi qui suis le maître, je peux taper, (u le
inpe sur rcpauh;, Kraïupadi rit Ires fort. — A pari.) Eil bicU, il d
l'accident gai.