K R A JI P A C II
Avec le jeune homme qui a suborné Lisbeth.
MARJAVEL.
Tu en veux à Ernest ?
KRAMPACH
.l'en veux à Ernest !...
Et pourquoi?
Comment ! pourquoi ?
JIAR.I AVEL, rinlorrompnnt.
Chut ! Ta femme a fait une faute, mais tu l'as réparée.
K R A il P A c n .
Oui, je l'ai réparée.
MARJAVEL.
Donc, elle n'existe plus; donc tu ne peux pas en vouloir î Ernest.
KRAMPACH
Vous croyez? alors, je veux qu'il me respecte.
MARJAVEL.
Est-ce qu'il ne te respecte pas ?
KRAMPACH
Non... j'ai trouvé une lettre adressée à ma femme.
Il tire de sa poche un papier brûlé d'un bout et sur les bords.
104 LE i'LLS HEUREUX DES TROIS
Une lettre ?
K RAM PAC II , le papier à la main.
Dans les balayures... Je ne lis le français que quand il est écrit en allemand... Mais c'est égal, j'ai lu trois mots (pii me chidbnnent... Voilà.
Il lui clonnc la IcUrr.
MARJAVEL, parrouraiil le papier.
('."osl un brouillon.
KRAMPACII, se rappelant.
« Votre mari est un... » le reste est brûlé.
MARJAVEL, à part.
Oui, c'est l'écriture d'Ernest.
KRAMPACII.
Est un quoi?
MARJAVEL.
Un imbécile... parbleu!...
KRAMPACII, heureux.
Ça ne veut dire que ça?
Ça ou autre chose ; mais ce n'est pas adressé à ta femme. (Lisant.) <■<■ Quelle; crainte peut-il vous inspirer, cet ImmiiK; excellent? »
KRAMPACII, joyeux.
C'est bien pour moi !
MARJAVEL, continuant.
« 11 est naïf... fat et crédule. »
KRAMPACII, ravi.
C'est bien moi 1
MARJAVEL, à lui-même.
Naïf... fat et crédule!... Je connais des gens comme ça, moi.