ACTE THOISIÈME
KRAMPACH, sans coniprenilre.
Oui...
MARJAVEL, continuant.
« Ne pensons qu'à notice amour... lui seul existe. » Il a ne intrigue avec une femme mariée ?
KRA.MPACH,
Lisbeth!
Allons doncl... A Lisbetli, il écrirait : a Oranges à discréon... » Non : « Oranges el discrétion! » C'est à une femme u monde.
Alors, je peux être l'ami d'Ernest ?
MARJAVEL,
C'est ton devoir.
KRAMPACH, ,'ivec résolution.
C'est mon devoir?... Alors, c'est bien !
M A R J A V E I. , p.ircoumnt la lettre et passant.
Oh! mais quel ffîu! c'est de la passion! c'est du vitriol!
est du pétroln I (comme s'a lui venait une inspiration.) EmCSt ne
îutpas se marier. Nous le garderons avec nous !...
[SHETH, Tenant de droite; elle a dans I.t main ine orange qu'elle semble manger.
Le déjeuner est servi...
KRAMPACH, vivement
Qu'est-ce que tu manges là, toi?
LISBETH
Çn. c'est une orange.
K R A M l' A ( ; II .
(^)ui te l'a donnée?
MARJAVEL, bas, à Lisbelh.
Ne réponds pas.
mfi LE PLUS HEUREUX DES TROIS
C'est lo monsieur.
MAnJAVEL, à part.
Bécasse! (iio.ii.) ()iii...j"aviiis par hasard une petile orani^e dans ma poclie.
KRAMPA<;il. J
Si c'est le monsieui-... je n'ai rien à dire.
MARJAVEL, à part en s'en aUnnt.
Dieu ! qu'il y a des maris bêtes! Quand on est bête comm« çà, on ne se marie pas.
Il sort p.ir la droile. Lisbelh va pour le suivre, Krampach la retient.