‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 110 sur 324 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

OSCAR, le regardant avec surprise.

Ah!

DUPLANTAIN.

Papa m'a menacé de me maudire; ça m'a refroidi...

(Montrant sa femme.) Chut 1

OSCAR, gravement.

Soyez tranquille! (a part.) II est parfait aussi,

EVELYNE, bas, à Lêonie.

Comment trouves-tu mon mari?

LÉONIE

Très bien! un peu jeune... mais très bien!

EVELYNE.

N'est-ce pas?

LÉONIE

Et toi, comment trouves-tu le mien?

ÉVELVNE.

Tout à fait bien ! un peu mûr... mais tout à fait bien !

LÉONIE

N'est-ce pas?

EVELYNE.

Vous êtes-vous beaucoup amusés à Paris?

LÉONIE

Nous avons mené une existence folle. Nous allions au théâtre tous les soirs ; M. Uuplantain ne connaissait rien.

DUPLANTAIN.

J'avais cependant fait le voyage plusieurs fois avec papa. Mais il ne voulait aller qu'à l'Odéon, qui lui rappelait sa jeunesse.

Ça ne devait pas vous monter l'imagination?

Non, non!

LÉONIE

Nous sommes allés à l'Éden, à l'Eldorado, dans tous les cafés-concerts !

DUPLANTAIN, dont l'œil s'enflamme.

Tous ! C'est très intéressant !

OSCAR, gaîment.

Ne dites pas cela devant ma cousine.

LÉONIE

Pourquoi donc?

OSCAR

Parce que vous allez soulever des tempêtes !

EVELYNE.

N'exagérez pas, Oscar.

OSCAR, à Léonie.

Avignon a la bonne fortune de posséder en ce moment, dans ses murs, mademoiselle Clara Soleil...

LÉONIE, vivement.

Nous l'avons vue!

DUPLANTAIN.

A l'Eldorado ! ravissante !

Très gentille.

OSCAR

Eh bien, vendredi, au bal de la Préfecture, on a parlé

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