ACTE DEUXIÈME
DUPLANTAIN.
Vous?
Sous le même tunnel !
EVELYNE.
Pourquoi lui dire ça ?
LÉONIE
Je dis qu'il est superbe pour lui être désagréable.
DUPLANTAIN.
Un homme se serait permis...
LÉONIE
Vous n'étiez pas là.
DUPLANTAIN.
Il aurait poussé l'audace...
Comme vous... Il paraît que cela se fait en chemin *f «^ fer.
DUPLANTAIN.
Où est-il, madame ? Où est-il ?
LÉONIE
Cherchez !
DUPLANTAIN.
Et il est superbe !
EVELYNE.
Tu es cruelle, vraiment !. .
LÉONIDAS, entrant.
Si ces dames veulent voir l'appartement de M. le comte ? (Apercevant Léonie.) C'est elle! Le roman de ma vie!
LÉONIE
Ah ! c'était un marmiton ?
EVELYNE, à Léonidas.
Certainement, nous allons voir.
LÉONIE, bas.
Dis que tu ne veux pas.
EVELYNE.
Pourquoi ?
LÉONIE
C'est ce marmiton qui m'a embrassée!
Evelyne éclate de rire.
DUPLANTAIN, à part, très ému.
Et il est superbe!... Je ne me croyais pas jaloux!
LÉONIE
Tu ris?
EVELYNE, montrant Léonidas.
Vois donc cette figure!
LÉONIE
Je la vois trop !
EVELYNE.
Je te jure qu'avec une tête comme celle-là, ce n'est pas
sérieux!
LÉONIDAS, à part.
Elle sera sous mon toit! sous le même toit!
DUPLANTAIN.
Si vous voulez nous diriger, monsieur...
LÉONIDAS
Miette, passe devant. J'aurai l'honneur de suivre ces dames.