‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 266 sur 324 · SCÈNE VI BENOIT, MITON · texte numérisé non relu

SCÈNE VI BENOIT, MITON

BENOIT

Je me sens maintenant aussi noble que lui.

MITON

On veut te présenter à la Cour.

Aujourd'hui ?

MITON

Dans quelques jours. Il faut qu'on te façonne.

BENOIT

Me façonner ?

Cela félonne ?

Tu vas prendre d'abord des leçons de maintien.

BENOIT

Qifavez-vous à m'apprendre ?

MI TON, élonné.

Hein, quoi '.'

BENOIT

BENOIT

Rien.

Tu' dis?

Rien.

N'ai-je pas l'impertinence

Du marquis le plus galant ?

Un petit ait* insolent,

Une fière contenance?

Le beau métier que voilà !

Comme on l'apprend vite Croire à son mérite :

Tout est là.

Je ne sais que mon caprice, Et me trouve assez savant.

Je m'en vais le nez au vent.

Et j'existe avec délice.

Le beau métier que voilà !

Comme on l'apprend vite !

Croire à son mérite :

Tout est là.

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