‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 267 sur 324 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Tu ne sais pas les principes, Et tu t'émancipes !

BENOIT

Je crois qu'il m'a tutoyé.

MI TON

C'est avec des moutons que tu t'es coudoyé.

BENOIT

Je n'aime pas qu'on me conseille.

Et tu te crois parfait du jour au lendemain.

BENOIT, le menaçant.

Quel est ce ton, faquin?

MI TON, étonné, avec satisfaction.

Il l'a bien dit.

BENOIT

Veux-tu qu'on te coupe une oreille?

M I T O N , satisfait.

Une oreille! Pas mal. Pas mal.

BENOIT

Drôle !

Très bien.

BENOIT

Me crois-tu ton égal ?

MITON

Bravo !

BENOIT, levant sa canne.

Sais-tu que je me tiens à quatre?

Maître sot ! maroufle impoli!

MI TON, ravi.

Il veut me battre ; Il est accompli.

BENOIT, se radoucissant.

Rassure-toi, Miton, je te pardonne.

Ah ! monseigneur me comble.

BENOIT

Oui, oui, cela t'étonne.

S'appuyant sur ?on épaule.

Laisse-moi m'appuyer.

MITON

C'est trop d'honneur.

BENOIT

J'ai peur de m'ennuyer.

Un prince de ma connaissance, Chez lequel mon oncle est... admis Comme cuisinier de naissance, Est toujours entouré d'amis.

C'est à qui l'admire et l'encense, On le mettrait dans du coton ; Moi, je n'ai que toi, Miton.

Vous aurez des amis, monseigneur.

BENOIT

Bon apôtre!

Cela pousse tout seul autour des gens heureux. Ainsi que le lierre autour des arbres creux.

Flarambel entre.

Et tenez, j'en vois un.

BENOIT

Déjà?

La Bluellepnraît MI TON .

J'en vois un autre.

BENOIT

Ce sont des inconnus.

MITON

Bah ! bah ! vous allez voir.

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