ACTE DEUXIÈME
PACOME, au marquis.
Que le notaire est prêt...
LE MARQUIS, étonné.
Déjà?
PACOME.
Il n'attend que la dot pour clôturer l'affaire.
LE MARQUIS
Merlussac est pressé.
BENOIT
Merlussac! Qu'est cela?
LE MARQUIS
Merlussac et Gautru, deux parfaits gentilshommes, Mes gendres.
BENOIT
Pas encore.
Au point où nous en sommes!
BENOIT
C'est que... j'ai trouvé mieux pour mes sœurs.
LE MARQUIS
Il est fou !
Tu blâmes mes projets?
BENOIT
J'ai des projets contraires.
Qu'on ne me laisse rien, je consens, pas un sou. Mais qu'on me donne au moins de très jolis beaux-frères.
LE MARQUIS
Nous signerons demain.
BENOIT
Réfléchissez, avant.
LE MARQUIS
Le baron n'est pas homme à souffrir une insulte.
benoît.
Pour marier les gens il faut qu'on les consulte, Et je vais au couvent.
I! sort vivement .
LA MARQUISE, interdite.
Au couvent ?
LE M A UQ LIS, de même.
Au couvent!
11 va parler à mes filles !
LE MARQUIS
Sois tranquille, Anais, les couvents ont des grilles.
A Miton
Mais c'est un sacripant!
M I T O N , avec caluie.
La jeunesse en sa fleur!- Pardonnez-lui quelques frasques.
Je lui pardonnerais s'il me faisait honneur.
MITON
C'est l'âge des bourrasques.
LA MARQUISE, se tournant vers Miton.
Alors vous l'approuvez?
MITON
Son, madame. 11 est vil.