‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 278 sur 324 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PACOME, au marquis.

Que le notaire est prêt...

LE MARQUIS, étonné.

Déjà?

PACOME.

Il n'attend que la dot pour clôturer l'affaire.

LE MARQUIS

Merlussac est pressé.

BENOIT

Merlussac! Qu'est cela?

LE MARQUIS

Merlussac et Gautru, deux parfaits gentilshommes, Mes gendres.

BENOIT

Pas encore.

Au point où nous en sommes!

BENOIT

C'est que... j'ai trouvé mieux pour mes sœurs.

LE MARQUIS

Il est fou !

Tu blâmes mes projets?

BENOIT

J'ai des projets contraires.

Qu'on ne me laisse rien, je consens, pas un sou. Mais qu'on me donne au moins de très jolis beaux-frères.

LE MARQUIS

Nous signerons demain.

BENOIT

Réfléchissez, avant.

LE MARQUIS

Le baron n'est pas homme à souffrir une insulte.

benoît.

Pour marier les gens il faut qu'on les consulte, Et je vais au couvent.

I! sort vivement .

LA MARQUISE, interdite.

Au couvent ?

LE M A UQ LIS, de même.

Au couvent!

11 va parler à mes filles !

LE MARQUIS

Sois tranquille, Anais, les couvents ont des grilles.

A Miton

Mais c'est un sacripant!

M I T O N , avec caluie.

La jeunesse en sa fleur!- Pardonnez-lui quelques frasques.

Je lui pardonnerais s'il me faisait honneur.

MITON

C'est l'âge des bourrasques.

LA MARQUISE, se tournant vers Miton.

Alors vous l'approuvez?

MITON

Son, madame. 11 est vil.

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