‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 279 sur 324 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LA M A ROUI SE

Vif! Il va nous jeter bientôt par les fenêtres. m i t o n .

Ce serait excessif.

11 est terrible.

Il tient cela de vos ancêtres.

LE MARQUIS

De mes ancêtres? c'est trop fort!

Pour imiter leurs incartades, Qu'a-t-il fait? Est-il mort Aux croisades?

Oui, palsanguienne, el j'en suis fier, .Mes aïeux en faisaient de belle-!

Mais ils étaient bai-dés de fer, Et ne portaient pas de dentelles.

Alhalarie de Monconlour, Qu'on a\ait surnommé le Fauve, Fendait ses deux hommes par jour, Mais c'était sous Charles le Chauve.

Théodebert de Moncontour, Trouvant sa femme un peu légère, La fit murer dans une tour, Mais sous Louis le Débonnaire.

Aujourd'hui tous les Moncontour Se résument en ma personne.

Mon lils devrait, avec amour, Suivre l'exemple qu'on lui donne.

J'ai dans mes armes un mouton, Je ne prends pas un air farouche, Je suis doux, je m'appelle Othon, Je ne tuerais pas une mouche.

Oui, palsanguienne, et j'en suis lier, Mes aïeux en faisaient de belles!

Mais ils étaient bardés de fer, Et ne portaient pas de dentelles.

LA MARQUISE

Vos aïeux avaient le sang bleu Des Moncontour. Mais lui?... J'en ai la tête en feu Hue fait-il à présent?... Sait-on ce qui se passe?

LA MARQUIS

Mi ton, surveillez-le, de grâce.

Je vais calmer son ardeur.

Page 1