‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 287 sur 324 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

FLARAMBEL et LA RLUETTE.

Ah ! qu'il est doux D'avoir un frère Pas trop sévère !

J'en suis jaloux.

BENOIT

Mon sort est doux ; Je suis le frère, La chose est claire ; Embrassons-nous.

MERLUSSAC et GAUTRU, montrant le marquis et la marquise. Comme ils sont doux Pour ce grand frère !

Le téméraire Se rit de nous.

LE MARQUIS et LA MARQUISE.

Assez ! assez !

BENOIT

Ah ! mon cœur se dilate En regardant ces beaux yeux attendris.

Lps appelant sacs les regarder.

Venez, belle Chimène ; avancez, belle Agathe.

Les jetant ■lans 1rs bras <le Flarambel et de la Bluette. Voici vos maris.

LE MARQUIS et LA MARQUISE.

Quoi !

MERLUSSAC et GAUTRU.

Que dit-il !

LES JEUNES FILLES et LES JEUNES GENS- Est-ce un rêve ?

BENOIT

Non, je vous unis.

M E R L U S S A C et G A U T R U .

Il nous les enlève.

LE MARQUIS et LA MARQUISE.

Ali ! ce trait-là m'achève.

BENOIT

Et je vous bénis.

LES JEUNES GENS et LES JEUNES FILLES.

Quel bonheur ! quelle ivresse 1

LE MARQUIS et LA MARQUISE.

Quelle scélératesse !

MI TON

Il va de prouesse en prouesse.

MERLUSSAC et GAUTRU.

N'avons-nous pas votre promesse?

LE MARQUIS

Je suis seul maître en ma maison.

MERLUSSAC et GAUTRU.

Marquis, vous nous rendrez raison.

BENOIT

A leurs amours je m'intéresse.

LES JEUNES FILLES et LES JEUNES GENS. Croyez toujours à mes serments.

BENOIT, gaiement.

Il faut protéger les amants.

LA MARQUISE, exaspérée, au marquis désolé.

Voilà le fruit de vos déportements.

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