ACTE TROISIÈME
BENOIT, froidement.
Pacome, à qui donc parle-t-il?
merlussac.
Voyez ma joie.
BENOIT
Elle est impertinente.
MERLUSSAC, interloqué.
Monsieur le comte !
RENOIT.
Eh ! monsieur le baron !
MERLUSSAC.
Ce ton et ce langage...
BENOIT
Pas de tapage, Vous êtes un fanfaron.
MERLUSSAC, ahuri.
Vous dites?...
BENOIT
Si ton épée N'est pas en plomb...
MERLUSSAC.
En plomb !
Est-elle bien trempée?
MERLUSSAC.
Quoi ! Des parents ?
BENOIT
Vous êtes un poltron.
MERLUSSAC.
Moi?
BENOIT
Là, sous cette charmille.
A deux pas...
MERLUSSAC.
C'est un fou !... Je vais l'égratigner, Et je le ferai soigner
Dans ma famille.
BENOIT
En garde !
MERLUSSAC.
Je vous suis.
Ils disparaissent.
PACOME.
Ah ! Comme son œil brille!
Comme il se pose bien ! Tout droit, sans embarras... Ah ! mon Dieu! le voilà par terre.
MERLUSSAC, reparaissant effaré.
Quel malheur inouï!... J'ai lue mon beau-frère... En allongeant le bras.
A quoi tient l'existence Quand on n*a pas de chance !
Apercevant Pacome.
Ce valet va me dénoncer.
11 a l'air de me menacer ; Il faut de la prudence.
PACOME, sanglotant.
Hou! Hou!
MERLUSSAC, avec effroi, en se sauvant.
Je suis perdu !