‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 307 sur 324 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BENOIT, froidement.

Pacome, à qui donc parle-t-il?

merlussac.

Voyez ma joie.

BENOIT

Elle est impertinente.

MERLUSSAC, interloqué.

Monsieur le comte !

RENOIT.

Eh ! monsieur le baron !

MERLUSSAC.

Ce ton et ce langage...

BENOIT

Pas de tapage, Vous êtes un fanfaron.

MERLUSSAC, ahuri.

Vous dites?...

BENOIT

Si ton épée N'est pas en plomb...

MERLUSSAC.

En plomb !

Est-elle bien trempée?

MERLUSSAC.

Quoi ! Des parents ?

BENOIT

Vous êtes un poltron.

MERLUSSAC.

Moi?

BENOIT

Là, sous cette charmille.

A deux pas...

MERLUSSAC.

C'est un fou !... Je vais l'égratigner, Et je le ferai soigner

Dans ma famille.

BENOIT

En garde !

MERLUSSAC.

Je vous suis.

Ils disparaissent.

PACOME.

Ah ! Comme son œil brille!

Comme il se pose bien ! Tout droit, sans embarras... Ah ! mon Dieu! le voilà par terre.

MERLUSSAC, reparaissant effaré.

Quel malheur inouï!... J'ai lue mon beau-frère... En allongeant le bras.

A quoi tient l'existence Quand on n*a pas de chance !

Apercevant Pacome.

Ce valet va me dénoncer.

11 a l'air de me menacer ; Il faut de la prudence.

PACOME, sanglotant.

Hou! Hou!

MERLUSSAC, avec effroi, en se sauvant.

Je suis perdu !

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