ACTE TROISIÈME
FLARAMDEL, LA BLUETTE et M1TON.
Ah ! madame ! Ah ! monsieur ! Ah ! chère demoiselle !
LE MARQUIS, stupéfait.
Anaïs, comprends-tu ?
LA MARQUISE
Pas du tout.
LE MARQUIS
Moi non plus.
MI TON, au marquis, bas.
Pleurez, marquis, pleurez par bienséance.
LA BLUETTE
Le roi s'est écrié devant toute sa cour...
FLARAMBEL.
« Que l'on porte au marquis Othon de Moncontour » Mes compliments... »
LE MARQUIS, avec joie.
Oh!
« De condoléance. »
LE MARQUIS, déconcerté.
Comment ?
LA MARQUISE, étonnée.
Pourquoi ?
MITON, bas, au marquis ahuri.
Pleurez, pleurez plus fort.
LA BLUETTE, reprenant.
« Monsieur de Merlussac mérite qu'on le pende. »
LE MARQUIS, vivement.
Tout est rompu, — tout, tout.
LA MARQUISE
Il part pour la Hollande.
FLARAMBEL, continuant.
« Mais je sais réparer un tort. »
LA BLUETTE
« Et le malheur du marquis m'intéresse : » C'est lui qui sera duc. »
LE MARQUIS, transporté.
Embrassons-nous, duchesse.
Duc ! duc !
« Puisque son fils est mort. »
LE MARQUIS, étonné, cherchant Benoit des yeux.
Morl ? lui !
FLARAMBEL.
« Dans un duel funeste. »
LE MARQUIS, aux deux jeunes gens, avec joie.
Le grand roi vous a dit que le fils que j'aimais ?... •
LA BLUETTE
S'est fait tuer.
LE MARQUIS, vivement.
Le roi ne se trompe jamais.
FLARAMBEL et LA BLUETTE, voyant Benoit qui s'avance en souriant.
Il est vivant !
LE MARQUIS, avec joie.
Non pas, mort, mort, le roi l'atteste.