‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 318 sur 324 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BENOIT

Je me porte très bien.

LE MARQUIS

Tu mens.

Aux jeunes gens.

J'accepte vos compliments ; Je redeviens pimpant et leste.

BENOIT

Mais papa...

LE MARQUIS, triomphant.

Vous êtes mort.

Tout le monde est d'accord ; A ces messieurs je m*en rapporte; Le roi Fa dit : vous êtes mort, Prenez la porte.

MITON, à Benoît.

Tout le monde est d'accord ; A ces messieurs je m'en rapporte :

Soyez sape et faites le mort, Prenez la porte.

BENOIT et J AVOTTE.

Tout le monde est d'accord ; A ces messieurs je m'en rapporte ; Si le comte Benoît est mort, Prenons la porte.

PACOME.

Tout le inonde est d'accord; Pourtant l'erreur est un peu forte; Mais le roi ne peut avoir tort; Prenez la porte.

LES JEUNES GENS et LES JEUNES FILLES.

Tout le monde est d'accord ; Pourtant l'erreur est un peu forte ;

Mais grâce à lui, quel coup du sort ! L'amour l'emporte.

LE MARQUIS et LA MARQUISE.

Tout le monde est d'accord ; A ces messieurs je m'en rapporte ; Le roi l'a dit : vous êtes mort, Prenez la porte.

BENOIT

Eh bien, Javotte?

JAVOTTE

Eh bien?

BENOIT, vivement.

Je crois que ma mort te fait rire.

JAVOTTE

Ah ! moi, je n'y perds rien, Et j'ai tout ce que je désire.

Les jeunes gens et les jeunes filles entourent Javotte et Benoit. LES JEUNES GENS et LES JEUNES FILLES.

Le bonheur nous vient de vous, Il faut que l'amour vous dote.

LES JEUNES FILLES

Compte sur nous, Javotte.

LES JEUNES GENS

Benoit, compte sur nous,

Les jeunes gens, les jeunes filles jettent tout ce qu'ils ont d'argent et de bijoux dans le tablier de Javotte, qui les salue gaiement avec Benoît ébaubi.

LE MARQUIS, galamment, à la marquise.

Vous repentircz-vous de m'avoir cru coupable, Tendre Anaïs ?

LA MARQUISE

Ah ! je le savais bien ; vous étiez incapable D'avoir un fils.

Benoit et Javotte se tiennent par la main.

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