ACTE TROISIÈME
CÉLESTE
Ce n'est pas nous qui sommes coupables.
GAVAUT.
Pas vous ! Et qui donc ?
ANGÈLE
C'est votre nouveau connnis.
GAVAUT.
Théodore? — (u va à Minard ■•=.) Tu eutcnds, Minard ? — Ah ! c'est trop... c'est trop... pour un seul père.
MINARD, lai prenant les mains.
Nous sommes deux.
ANGÈLE
Ce monsieur s'est permis...
Que s'est-il permis ?
CÉLESTE
De nous envoyer au Havre.
GAVAUT.
Comment, au Havre?
COLOMBE
Oui, papa.
ANGÈLE
Il avait mis sur cette lable...
COLOMBE
Un papier où il avait écrit...
CÉLESTE
« Le train du Havre... »
MINARD
« Part à huit heures quarante. »
ANGÈLE
Et nous sommes parties.
COLOMBE
Naturellement.
* Minard, Gavaut, Angèle, Colombe, Céleste.
122 GAVAUT, MLNARD ET C'«
Comment, naturellement? — Vous lisez sur un pa[)itr « Le train part » et vous partez ?
Elles reculent à droite.
CE LE STB, liinidement.
Nous avons cru que c'était une dépêche de notre tante.
GAVAUT.
De votre tante !
CÉLESTE
Oh ! papa, ne nous grondez pas.
COLOMBE
Nous avons fait un l)ien vilain voyage.
CÉLESTE
Et nous avons été bien mal reçues.
ANGÈLE
Notre tante s'est mise dans une si grande colère...
GAVAUT.
Elle a eu raison.
COLOMBE
Qu'elle en a été malade...
GAVAUT.
Elle a eu... (se reprenant.) Nou. Pauvrc Auastasie !
CÉLESTE
Et qu'elle n'a pas pu nous reconduire.
ANGÈLE
Sa femme de chambz-e nous a ramenées.
Heureux père! — Me ramènerait-on Elvire?
GAVAUT, en colore.
Mesdemoiselles...
ANGÈLE, CÉLESTE, COLOMBE, 1 inlirrompant.
Ne vous fâchez pas, ne vous fâchez pas.
Gavaut les repousse, elles traTerseril et vont à Minaid ♦. * Minarfl, Céleste, Colombe, Angèle, Gavaut.