‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 102 sur 352 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

CÉLESTE

Monsieur Minard, intercédez pour nous.

MINARD, se débarrassant d'elles et allant à Gavaut qu'il pousse à droite en le bourrant de coups *.

As-tu le droit d'être sévère ?

GAVAUT, u SOS ailes, 1res ratlouci **.

Non. — Mais, malheureuses enfants, Térence vous a cherchées toute la nuit ; tout Saint-Sever connaît votre fuite. J'ai failli la raconter au commissaire. Vous êtes compromises.

ANCiÈLE, avec joie.

Alors, M. Térence ne voudra plus nous épouser ?

GAVAUT.

Vous connaissez mal Térence ; il a un cœur !

Nous avons promis à notre tante de vous obéir.

COLOMBE

Et nous vous obéirons, papa.

CÉLESTE

Vous voulez toujours qu"une de nous l'épouse ?

GAVAUT.

Si je le veux !

ANGÈLE, lui tendant les courtcs-iJuiUes cjue Céleste lui a paisées.

Eh bien, papa, désignez-la.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

ANGÈLE

Ce sont des pailles ; il y en a une grande.

CÉLESTE

Une moyenne.

* Céleste, Colombe, Angèle, Minard, Gavaut. ** Céleste, Colombe, Angèle, Gavaut, Minard.

124 GAVAUT, MINARD ET C'«

Et une ix'tite.

Hein 1 quoi ? vous me proposez...

CÉLESTE

Vous ne voulez pas tirer ?

Alors, tenez-les vous-même.

Moi-même ?

COLOMBE

El ne trichez pas.

GAVAUT.

Ne trichez pas 1 moi-même 1 des pailles 1 — Mesdemoiselles...

ANGÈLE

Puisque nous sommes trois.

COLOMBE

Et qu'il ne peut en épouser qu'une.

Ci^: LESTE.

Il faut bien tirer au sort.

C'est lo^^iquc.

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