ACTE TROISIÈME
JII N A R D .
En nourrice?
GAVAUT.
En nourrice ! Ça ne nous regarde pas.
MINARD, criant.
Ça ne nous regarde pas.
GAVAUT.
En nourrice !... oh ! par exemple, en nourrice, je suis siir de mon lait.
MINARD
Moi aussi, je suis sûr. Oh ! mais.
GAVAUT.
Nous sommes sûrs de notre fait. En nourrice ! — S'il n'a pas vingt ans, il y a erreur. (Fetenam lérence.) Attendez. Vous verrez de quel ton je vais répondre. (Reprenant sa lettre.) « Mon joli coco, oîi est le temps oîi j'étais fleuriste ! » Fleuriste à présent ! — « Mais tu reconnais tes torts... » Je ne reconnais rien. « Je te rends tes lettres. » Comment, mes lettres ?
Quelles lettres ?
GAVAUT, ouvrant une des îetlres conleiiues dans l'enveloppe, et lisant.
« Ton coco adoré, Gavant, Minard et C'?. » — Mais... c'est l'écriture de Térence.
MINARD, étonné.
GAVAUT, surpris et froissé.
Térence, mon élève!
TÉRENCE, timidement.
Une heure d"oubli.
MINARD, avec colère.
Vous VOUS faites un nom de guerre de la raison sociale.
GAVAUT, de ménie, lui n:ontrant la leltre.
Et vous signez vos enfants comme nos factures !
128 GAVAUT, MINARD ET C-
Tl'cUE.XCE, iremblant.
Vous nie pardonnerez. VOUS qui, comme moi. avez un fils.
GAVAUT.
Jamais, monsieur.
Un fils! nous en sommes inca[)ables, monsieur.
GAVAIT, avec Cerlé.
I,a maison Gavaut, Minard et C'*^ est irréprochable.
Ce Maurice...
GAVAUT, vivement.
Nous ne le connaissons pas.
Et nous allons le livrer à la justice.
GAVAUT, allant à gauche, premier jibii.
Sous vos yeux. — Gardez la porte.
('■avant va nu cabinet pl Minard à la chambre de Théjdorc*. L'un tire Théodore [lar le bra;;, iiendanl ((ue l'autre tire le brus du gendarme.
.MINARD, à Théodore.
La résistance est inutile.
GAVAUT.
Venez, tricorne... venez, je vous le livre.
Le gendarme résiste. — A l'entrée de Toinelle et do madame Minanl, Térence s'es|uivp par la porte du milieu.