‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 132 sur 352 · SCÈNE IX ROBERT, BRIAC · texte numérisé non relu

SCÈNE IX ROBERT, BRIAC

ROBERT, après un mninent de silence et avec une profonde émotion.

Pourquoi cs-lu Fcinii de Maubray ? Pour({uoi es-tu sou associé? Pourquoi es-tu entré dans sa maison? — Pour veiller sur ma lille !

Plus bas 1 l»lus bas !

ROBERT

Tu avais peur de me voir revenir; tu m'as caché sa nais- Scince. — Je te pardonne, je ne t'en veux pas. — C'est pourtant bien liorrible, ce que tu as fait là. Tu m'as laissé ignorer que j'avais une fille, moi qui croyais avoir tout perdu et qui m'imaginais ne plus tenir à la vie. Tu m"as menti dix-sept ans. (vivement.) Tout est oublié. Tu (Hais près d'elle. Tu la voyais tous les jours. Tu es bon, lu es di'vou*'',

tu es sensible. (Avcc eirusio:i, en le pressimt dans ses b ns.) Je le

connais bien, va, et je t'aime bien, (i.e riuitiam.) Mais à présent, je suis là.

b li 1 A c .

Tu es là ? Que prétends-tu faire ? Est-ce que cette enluiil ne s'appelle pas mademoiselle .Maubi'ay.

ROBERT

Maubray ! Elle esl à moi; elle est mi»n sang; elle est ma vie.

Elle ne peut (Hre pnur toi ipTune étrangèiv.

Une éli"irigrre ?

l'^t que VCII\-tU «(ircllc S((it ■.' (ilo').rl sj l..il. Après un mjiiicnl du ' BoIjciI, Briac.

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