‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 187 sur 352 · ROBERT, LE MARQUIS, CHRISTIANE, ADRIENNE · texte numérisé non relu

ROBERT, LE MARQUIS, CHRISTIANE, ADRIENNE

ADRIENNE, accourant.

J'ai entendu annoncer le marquis de Kerhuon, et j'accours.

2i8 CHRISTIANE

CHRISTIAXE, roganlanl.

Il est seul !

ROBERT*

Henry le suit, sans doute.

CHRISTIANE

Non, non, il est seul ; je l'ai bien vu, allez.

ADRIENNE

Il va dire à mon oncle que son fils le suit.

Christiane fail un signe Je doute; elle prend le bras d'Adrienne, et elles disparaissent par le salon bleu, pendant que le marquis entre par la galerie. Robert va au-devant de lui.

LE MARQUIS, allant à Robert.

Je regrette beaucoup, monsieur de Noja, de ne pas m'ètre trouvé cliez moi aujourd'liui. J'avais pour votre père l'affection la plus sincère. Je vous ai connu enfant, je vous ai connu à vingt ans, je ne vous ai jamais perdu de vue, en souvenir de mon vieil ami, et ce n'est pas un indifférent que vous recevez.

ROBERT, ému.

Monsieur le marquis, mon père m"a légué de précieuses amitiés ; mais je n'avais jamais si bien compris ce que vaut le nom que je porte.

Ils descendent tous deux à gauche ; Robert offre au marquis le fauteuil ((ui est à droite de la table, et s'assied lui-même à gauche.

LE MARQUIS

Mon fils a été plus heureux que moi, ce matin ; il m'a beaucoup parlé de vous, et je vous prie de me pardonner ce soir si je viens seul.

Il ne viendra pas ?

LE MARQUIS

C'est un motif sérieux qui le retient.

ROBERT

Il a un motif?

* Adrienne, Christiane, Robert.

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