‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 186 sur 352 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

CHRISTIANE

Je rougis quelquefois do ce que je dis, jamais de ce que je pense, (s'asseyam.) Il me semble que j'avouerais devant le monde entier... et pourtant je n'en avais encore parlé qu'à Adrienne.

ROBERT

Ah! M. Maubray?...

Mon père ne sait rien. — J'attends qu'on lui demande ma main. — .Je lui confierai tout, alors.

ROBERT

Il ne peut qu'approuver votre choix.

CHRISTIANE

S'il ne l'approuvait pas ? — Vous me faites peur.

ROBERT

Quel père ne serait heureux de donner sa fille à Henry de Kerhuon ?

CHRISTIANE

C'est que toute ma vie est là, maintenant.

ROBERT, se levant.

C'est moi qui vous attriste. Qu'auriez-vous à redouter ? Qu'auriez-vous à désirer ? N'avez-vous pas tout ce que peut envier une jeune fille ? Est-ce que la vie n'est pas douce pour vous ? Cliassez toute inquiétude ; je ne veux pas que vous soyez triste chez moi.

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