SCÈNE VI ROBERT, BRIAC, puis ADRIENNE
ROBERT
Il avait reconnu un million à sa femme. Tu savais cela ?
BRIAC
Je l'ai appris hier.
ROBERT
Et Christiane a hérité de sa mère ! J'aurai toutes les douleurs.
BRIAC
Ah! dans la rie, quand on est sorti du droit chemin, les sentiers n'ont plus d'issue.
Et cet argent dans les mains de cet homme le sauverait aujourd'hui !
Il va prendre son chapeau sur un fauteuil à gauche de la cheminée. BRIAC.
Où vas-tu?
ROBERT
Je vais le lui rendre.
BRIAC
Le lui rendre?
ROBERT, s' asseyant à la table, k gauche.
J'ai douze cent mille francs déposés pour payer cet hôtel. — Je les prends et je les mets en compte courant chez M. Maubray.
BRIAC
Comment?
ROBERT
Il est banquier; tu as tes intérêts dans sa maison, pourquoi n'y aurais-je pas les miens?
280 CHRISTIANE
B lU A C .
C'est une idt'e, cela.
ROBERT
Je place mes fonds où il me plaît.
Parfaitement.
ROBERT
Je ne vais pas chez lui, je ne le vois pas, je dépose simplement dans ses bureaux ce mandat blanc sur la banque.
BRIAC
Tu relèves son crédit.
ROBERT, se levant et se dirigeant vers la porte.
Je le sauve !
ADRIENNE, entrant vivement par la porte île la bibliothèque. Mon oncle! (Avec désappointement.) VoUS SOrteZ? ROBERT'''. •
Je suis obligé de sortir.
ADRIENNE
C'est que...
Qu'as-tu donc?
Christiane est là.
Elle!
ROBERT
ADRIENNE, bas.
ROBERT
ADRIENNE
Elle voulait absolument vous voir, je n'ai pas eu le courage de résister.
Elle est là?
ADRIENNE
Dans la bibliothèque. — Renvoyez M. de Rriac, il nous gronderait.
* Briac sur le devant ; Adrienne, Robert.