SCENE VII ROBERT, ADRIENNE, CHRISTIANE
ROBERT
Oui, entrez, laissez-vous conduire par Adrienne, vous êtes chez elle.
ADRIENNE
Et maintenant Christiane peut aller partout avec moi : dans trois semaines je serai dame.
CHRISTIANE, avec fermeté.
C'est moi qui ai voulu vous voir, monsieur de Noja.
ROBERT
Je vous en remercie. Asseyez-vous là dans ce fauteuil.
Il fait asseoir Christiane dans le fauteuil à droite de la table.
282 CHKISTIANE
ADRIENNE
Nous sommes censées visiter votre galerie de tableaux, puisque c'est à la mode.
ROBERT
Appuyez votre tête,
CIIRISTIANE, assise.
Oh! je suis forte maintenant. .Je vais mieux depuis que j'ai vu Adrienne, depuis que je sais qu'elle est heureuse, elle!
ADRIENNE, debout derrière le fnulcuil.
Tu le seras aussi.
ROBERT
Oui, vous serez heureuse, il faut que vous soyez heureuse, nous le voulons.
CIIRISTIANE, avec un sourire triste.
Vous le voulez !
ROBERT
Posez vos pieds sur ce coussin.
CIIRISTIANE.
Comme je me sens bien ici!
ADRIENNE*
N'est-ce pas?
Robert reste debout devant elle, tout ému. CIIRISTIANE.
Je VOUS connais à peine, monsieur de Noja, et cependant, aujourd'hui, que j'ai une grave résolution à prendre et que j'ai grand besoin de conseils, il me semble tout naturel de m'adresser à vous comme à un ami.
ROBERT
Oui, votre ami ! votre ami le meilleur! (s'ass.yam en face d'elle.) Vous venez me demander un conseil?
Vous l'avez entendu : on veut que j'épouse M. de Beaubriand.
• Robert, Chrisliane assise, Adrienne.