‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 221 sur 352 · SCÈNE PREMIERE FLORENTIN · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE FLORENTIN

11 entr'ûuvre la porte du fond et passe le bras en montrant une cravate blanche.

La cravate blanche !

Monsieur I

Il passe la tête.

Personne ?

Il entre.

Eh bien, j'aurais longtemps crié.

Qu'est devenu le marié ?

Voilà son habit noir accroché par la manche ! Oh ! oh ! réfléchissons un peu.

Regardant.

Un gilet sur le garde-feu 1

Et des gants blancs sur une botte 1

— <^u'est-ce que tout cela dénote ?

Une heure avant le oui sempiternel !

Quand tout doit être encor nectar, miel, ambroisie; Lorsque monsieur le maire est déjà solennel. Et que la fiancée est déjà cramoisie.

Oh ! oh ! ce n'est pas naturel.

Monsieur serait-il en colère ?

Non. Il prend la dot de son choix ; Sa future, d'ailleurs, ne peut pas lui déplaire ;

Ils ne se sont vus que trois fois.

Son chapeau n"est plus là : mon maître se promène ; L'heureux époux aurait-il la migraine ?

Soit, j'attendrai son retour.

— Le voilà !

Octave entre par la porte ilu fonJ. — Pantalon noir, dieniise superbe, cravate de fantaisie négligemment nouée, paletot. — Tenue de marié, moins la cravate blanche, riiabit et le? gants.

D'où lui vient cette mélancolie?

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