SCÈNE IV .\GATHE, FLORENTIN
AGATHE
Ah! bonjour, Florentin.
S'adressant à Octave, à travers la porte de la chambre.
Ne perdez pas la tète, Mon cousin. — La future est encore moins prtMe. Le voile est court, il faut le rallonger;
La robe blanche est trop étroite, bn a perdu le gant de la main droite. Et Ton ne trouve plus le bouquet d'oranger.
Revenant à Florentin.
Florentin, voyez cette boite :
Comme c'est fm, de bon goût et léger 1
Un cadeau que me fait Camille'.
C'est son coffret de jeune fille.
Elle me l'a remis, à l'instant, sans rouviii'.
En me disant : « Chère petite.
Prenez-le tel que je le quitte:
Il m'a porté bonheur; gardez ce souvenir. »
Elle l'a posé sur In table.
FLORENTIN, r examinant.
Il est un peu fané.
* Florentin, Agathe.
AGATHE
C'est bien là son mérite.
Il est charmant. — Que peut-il contenir?
L'ouvrant.
Des fleurs, un canevas encor blanc comme neige...
Il élait très abandonné. Quelques points de crochet, des dentelles, que sais-je? C'est joli, n'est-ce pas, de me l'avoir donné?