‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 238 sur 352 · SCÈNE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE NEUVIÈME

AGATHE

S'il en fait l'aveu.

OCTAVE

Ces pourfendeurs ont toujours Fair en feu. Je (lirais leur clianson et je eonuais leur llième;

C'est vieux, c'est fade et rel)atlu.

Mais ça te charme.

AGATHE, vivement.

Oli ! non.

,, OCTAVE

* Pourquoi le lui dis-tu ?

ACATIIK.

y .le le lui dis?

Sans doute.

AC ATII E.

Il s'al)iise peul-èlre.

OCTAVE

Non . — Ce monsieur doit s"y connaître. DailliMirs, il peut te plaire, il est si bien vêtu! Blanc, rouge et Ideu... tricolore.

Cet lial;ùt-là n'est pas commun.

Et je comprends qu'on Tadorc.

AGATHE

C'est donc bien mal d'aimer quelqu'un?

OCTAVE

Quand on veut rester demoiselle!

Tu me parlais raison, devoir, fierté.

Ta lliéorie était fort belle; Je l'écoutais avec naïveté; Sans voir que l'amour, à côté.

Me montrait le bout de son aile.

Tu l'aimes?

AGATHE

Mais... je n'en sais rien.

Tes yeux le savent mieux, car ils le disent bien.

A G A r II E .

Mes yeux...

OCTAVE, lui iHonli-aiil k' bilU-l.

Dans ce billet il t'exprime sa joie...

AGATHE, viveiiifiit.

Discrètement.

OCTAVE

Il te tutoie.

AGATHE

Il me tutoie?

OCTAVE

Il signe : « Ton Hector. »

Mon Hector?

OCTAVE

Trouves-tu ses façons déshonnètes?

Il t'appelle son ange el t'écrit : « mon trésor! »

Son trésor!

OCTAVE

C'est tout simple, au point où vous en êtes.

AGATHE

A quel point?

OCTAVE

Tu réponds.

AGATHE, slupéfaile.

Je...

OCTAVE

Ce n'est rien encoi'.

J'excuserais ton épître.

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