SCÈNE QUATORZIÈME
FLORENTIN, allant chercher le chapeau et les gants.
Oh Dieu! qui le conteste?
A Octave.
Venez vite et gardez votre habit solennel.
OCTAVE, cherchant à comprendre.
Pourquoi?
FLORENTIN
Pour monter à l'autel.
OCTAVE
Es-tu fou?
FLORENTIN, avec joie.
Non, monsieur. — Le milli(iu vous reste.
OCTAVE
Hein!
FLORENTIN
Vous vous mariez, monsieur, dans un instant.
OCTAVE
Qui? moi?... quand ce vieillard...
FLORENTIN
Le père? Il vous attend.
OCTAVE, stupéfait.
Il est debout?
FLORENTIN
Fort comme un marbre antique, Le pied dispos et le teint coloré.
OCTAVE
Et mon acide prussique?
FLORENTIN
C'est lui qui l'avait préparé.
OCTAVE
Ah!
AGATHE
Ah!
FLORENTIN
C'est un hymen qu'il faut vite conclure.
OCTAVE
J'épouserais Camille! à présent!
FL0RP:NTIN. lo ippanlant étonné.
A présent!...
Vous ne pouvez plus rompi'c; elle monte en voiture, Et puis vous n'avez pas un motif sulTisant.
OCTAVE, repar.tant Agathe.
Si tu le connaissais!
FLORENTIN, prenant un air On.
Oh! je me le figure; Monsieur sait que la lettre était pour sa future.
Hein?
AGATHE
Maladroit !
FLORENTIN, stupéfait, à Agathe.
Vous ne l'aviez pas dit?
OCTAVE, après une pause.
.le ne suis pas jaloux, mais je suis interdit. Ce militaire a du courage.
Donnant le billet à Florentin.
Reporte-lui, de ma part, son message; .le renonco à mes droits.
Prenant Agathe.
Ma femme, la voilà.
AGATHE, transportée de joie cl confuse.
Mdi? je n'ai pas de dot. — Quand on .saura cela!
OCTAVi:. la présentant, à s n bras.
Je répondrai : La trouvez-vous gentille? Ce n'est pas un parti, c'est une jeune fille.
IIN DP. I.A CRAVATE I! I, A N C II K.