ACTE DEUXIÈME
J ULES, effaré.
Eh bien ! Eh bien ! madame, (a mi-voix, en la poursuivam.) Je vuiis ai dit que votre mari était chez moi.
CÉLESTE
Ah ! oui, je l'avais oublié.
Elle tombe sur uii fauLeuil à demi évanouie. JULES, bas.
Je VOUS ai dit ({u"il était dans le placard.
CÉLESTE, se levant.
Pourquoi dans un placard ?
JULES
Uh 1 (;a... je n'en sais rien.
CÉLESTE
Dans lequel?
Dans celui-ci... Là... là... 11 n'aurait qu'à passer la tète.
CÉLESTE
Fermez-le.
Elle va au placard et donne un lour de clef. J ULES, ahuri.
Hein ! Mais que dira-t-il ?
CELESTE, naïve, lient.
J'ai eu tort '.'
JULES
Pas si haut, il reconnaîtra votre voix.
CÉLESTE
Je n'ai que deu.x mots à vous dire.
JULES
Venez dans l'autre pièce.
CÉLESTE
Datis votre chambre à coucher ? Jamais.
m TÊTE DE LINOTTE
JULES
Alors, dans la salle à manger.
CKLKSTE, se réenanl.
Dans la salle à manger, non plus; c'est trop Inlime.
JULES
Mais votre mari est là.
CÉLESTE, avec énergie.
Tant mieux !
JULES, effrayé.
Pas si haut.
CELESTE, bas.
Tant mieux, ça me donne du courage. Vos lettres n'étaient pas dans sa calotte.
JULES, avec joiî.
Ah!
CÉLESTE
Je les ai données à Justine.
JULES
A Justine ?
CÉLESTE
En croyant lui remettre des ieuillcs d'orties noires.
JULES, désespéré.
Ça n'a aucun rapport.
CÉLESTE
Voilà pourquoi je vous ai écrit : « 11 faut acheter Justine. »
JULES
Non, vous m'avez écrit que je vous avais sciutenu (juand VOUS faisiez la planche.
Ah ! mon Dieu 1