G A VAUT
On mettra un paravent. Vous entrez en fonctions immédiatement.
THÉODORE, ôlant son chapeau.
Je voudrais vous exprimer ma reconnaissance.
GAVAIT
Donnez-moi votre main.
Il lui prend la main droite.
MINARD
Donnez-moi l'autre.
rht'odore remet son chapeau sur sa lèle et tend sa main gauche à Minard, de sorte que ses bras sont croisés devant lui.
Et permettez-moi de vous embrasser.
Théodore relire son chapeau, MINARD.
Ferme Itez-le- moi.
ils l'embrassent et s'en vont en prenant chacun son mouchoir sans dire un seul mot, Minard par la gauche, Gavant par la droite, troisième plan.
THÉODORE, seul, très étonné.
Tiens! ils s'en vont? — Oh ! les braves gens ! - Eh bien, me voilà heureux. J'ai trouvé une maison tranquille. — [Is ne me demandent pas mon nom et ils m'embrassent. Oh ! les braves gens ! — Je peux devenir premier commis :omme mon Térence : je n'ai qu'à plaire à la dame qui a iléraillé hier; c'est la femme du grand. — Quand on est protégé par les femmes, on arrive à tout, (pendant ce mono-
ogue, il a ôté son cache-nez et l'a posé sur le bureau avec son chapeau, j
^'est elle ! — Non.
* Minard, Théodore, Gavaut.
82 GAYAUT, MINARD ET C'*