ACTE PREMIER
ADSÉMAR.
Je crois bien I mais tous pourriez ne répondre ni oui ni DOQ : qne c'est un engagement si sérieux, que vous voulez étudier mon caractère, et patati et patata. — Qu'est-ce que cela TOUS fait ? Je ne suis pas gênant, et je gagnerais ainsi quinze jours.
CATHERTNE.
Pas plus ?
ADnÉUAB.
Je n'en demande pas davantage pour exterminer mes
dnances.
CATHERINE
Votre père n*a donc pas bien fait les choses ?
ADH^.MAR.
Pas mal ; mais, comme je les fais mieux encore, je calcule que, dans une quinzaine, vous pourrez me délivrer ma feuille de route.
CATHERINE
Je ne peux pourtant pas vous aider à manger votre blé en herbe.
ADHÉUAR.
Bah ! papa a du foin dans ses bottes. Il ne m'a donné que ses économies de deux ans. Voilà des écus bien étonnés de danser !
CATHERINE
Mais vous allez vous brouiller avec votre père ..
ADHÉMAR
Eh bien, quoi? Il ne m'avantagera pas? D'abord, je n'au« rais pas accepté. Je ne trouve pas propre non plus de dépooiller ses frères et sœurs.
Tl. ti.
m LIONS ET RENARDS.
CATHERIKE.
Vous êtes décidément trés-gentil, mon cher Adhémar.
ADIIÉMAR.
Alors, VOUS consentez ?
CATIIEBINE.
Je ne sais pas si je dois...
ADHÉMAR, snppliaut.
Oh ! ma cousine, ne me renvoyez pas ! J*ni un hal dégoisé dans huit jours et un costume... délicieux !
CATHERINE
En quoi serez-vous donc?
ADHÉMAR
En pieuvre !
CATHERINE, riaot.
Alors, je n'ai plus rien à objecter.
ADHÉMAR, lui teodaat la main.
Traité conclu ?
CATHERINE
Tope î
ADHÉMAR
Maintenant, M. de Sainte-Agatho est rasé... Oh ! pardon.
CATHERINE
Encore un mot dont vous avez fait la connaissance ?
ADHÉMAR
J*en fais beaucoup de mauvaises.
CATHERINE
Chut ! autrement, je ne pourrais plus être votre complice*
IGTE PREMIER. 191
ADHÉHAR.
Je n'ai rien dit... Merci, cousine, et à bientôt.
CAT'HERINE.
Vous TOUS sauvez déjà ?
ADHÉMAR
Je suis attendu... à vêpres ! mais je reviendrai souvent, avec votre permission.
CATHBRIKB.
Et vous serez toujours le bienvenu, (n sort. — seule.) Cet écervelé m'a fait du bien. Il me raccommode un peu avec l'hamanité.
Le rideau boîMe.