VI
D*£STRIGAIJD.
A VOUS de diriger ce travail, ma chère amie. Je m*en rapporte à votre adresse féminine.
OCTAVIE
Seulement, ne défaites pas mon ouvrage par vos imprudences masculines.
O'fiSTRIGAUD.
Vous me croyez imprudent ?
OCTAVIE
Quelquefois. Gomment, par exemple, avez-vous la maladresse dans votre situation, de... d'alimenter une danseuse? Si Catherine l'apprenait l
d'estrigauo.
Eh bien?.. Ne comprenez-vous pas que c'est mon brevet de jeunesse?
OCTAVIE, prenant un jonrnal sur la table ronde.
Si encore mademoiselle Trois-Étoilès...
d'estiugaud.
Dites mademoiselle Rosa.
OCTAVIE
Si encore mademoiselle Rosa ne vous trompait pas !
d'estrigaud.
Ah! vous avez déjà lu le Moustique de ce matio?
OCTAVIE
Qu*avez-vou8 donc fait au chroniqueur?
d'estrigaud.
Rien.
octayib.
Eh bien, je vous engage ù lui faire quelque choat.
ÀCT£ D£UX1ÉM£. 21i
d'estrigaud.
Pas à lui... mais au sire de Pontgrimaud, qui lui paye se réclames en renseiguements. Noos ne pouvons plus rien dire au corclc que le Moustique n'en soit aussitôt informé...
OCTAVIE
Ainsi, l'anecdote est vraie? mademoiselle Rosa tous Uompe?
Je crois bien, pauvre petite ! Ce qui m'ennuie, c'est de ne pas savoir avec qui.
OCTAVlE.
Voudriez -vous chercher querelle à votre rival ?
d'estrigaud.
Pour qui me prenez-vous? Non; j'aime à connaître mes obligés, voilà tout.
La pendille soooe un coup.
OCTAVIE
Neuf heures et demie... Catherine ne peut tarder à monter. Si vous ne tenez pas à vous rencontrer avec elle...
d'estrigaud.
Pas encore ; c'est trop tôt. (il prend son chapeau.) Préparez-la.
OCTAVIE
Et vous, méfiez-vous de ce Sainte-Agathe«
d'estrigaud.
Je trouverai bien moyen d'avoir barres sur ce cuistre. Mieu, chère ennemie.
OCTAVIE
A bieutôt.
Il «Art.
%l% LIONS ET RENARDS.