‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 115 sur 320 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

D*ESTRIGAUD.

Tai remporté hier un avantage décisif. Elle ne peut plus douter de mon désintéressement.

OCTAYIE.

Alors elle est à vous.

d'estrigaud.

Oh! pas encore! Elle m'exècre pour le moment. Figurezvous qu'elle m'avait tendu un piège où j'étais tombé comme un écolier : je. m'étais déclaré.

Or.TAVIB.

C'est bien jeune.

D^ESTRIGAUD.

Je m'en suis tiré par un coup de maître : ma déclaration a fait prestement un demi- tour... à gauche, et j'ai laissé Catherine irritée, comme vous pouvez croire. Mais mon offense est de celles qui indignent les femmes sans leur déplaire, n'est-ce pas, comtesse? Et je serai déjà à demi pardonné» quand j'irai solliciter mon pardon.

OCT^VIE

Catherine ne vous a donc pas interdit sa porte ?

d'estrigaud.

Si fait, avec majesté.

OCTAVIE

Alors, sous quel prétexte rentrerez-vous ?

d'estrigaud.

Est-ce que la passion a besoin de prétexte ! est-ce qu'elle compte avec les bienséances !

OCTAYIE, aouriaot.

Je n'y pensais plus. — Il doit se faire à l'heure qu'il est nu travail étrange dans la tête de Catherine.

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