SCÈNE YII
Les Mêmes, CATHERINE, MADAME HÉLIER.
PRÉVENQUIÈRE,
Arrive, ma chère enfant... — Bonjouti madame Hélier, -^
et remercie la comtesse, qui t'a délivrée à jamais da sieur li'I^strigaud.
CATHERINE, à Octavie.
Comment m'en avez-vous délivrée ?
OCTAVIE, s'asseyant près de la table ronde.
En lui annonçant que vous agréez la recherche d*Adhémar.
CATHERINE
Ah! vous savez déjà?..
OCTAVIE
Oui, nous avons vu M. de Sainte-Agathe. -^ Le barop est parti désespéré.
CATHERINE, s'asseyant près d'Octavie .
Désespéré? en vérité?
UADAME UÉLIER^ qui a pris le journal sur la table et le parcourt depnja
quelques instants.
Ne vous inquiétez pas de ce désespoir; voici àakUsleMous- Uque une anecdote bien tranquillisante.
CATHERINE
Voyons.
MADAME HÉLIER, lisant.
t Vous connaissez bien le baron ? le magnifique, le triomphant, le seul, le dernier baron... ■
PRÉVENQUIÈRE.
C'est bien lui !
MADAME HÉLIER, lisant.
« Cet éternel jeune homme qui paye si admirablement ses dettes... »
PRÉVENQUIÈRE.
Le signalement est complet I
MADAME HÉLIER
«c Vient d*en payer une dernière, qu'il croyait bien ne payer jamais, celle-là : au fort commun. Vous savez qu'il protège une danseuse... »
OCTAYIE, à Catherine.
Il a toujours vingt ans.
MADAME HÉLIER
Attendez la fin. (Lisant.) « Il la rencontre dernièrement au lac, traînée par un attelage bizarre et superbe qui faisait sensation... un cheval d'ébène et un cheval de neige... ■
CATHERINE, à OcUvie.
Nous avons remarqué l'attelage, vous souvenez-vous?
MADAME HÉLIER, lisant.
« Or, le baron n'avait offert que Tébène ; d'où peut être tombée cette neige... sur son front? Si vous le savez, ditesle-lui, vous lui rendrez service. »
PRÉVENQUIÈRE, allantà la table dejea.
L'âge des camouflets arrive, mon camarade ! — Ah çà, madame Hélier, ma revanche.
LE DOMESTIQUE,' annoacA*
M. le vicomte de Valtravers.