‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 119 sur 320 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

prends... C'est à ma cousine que je dois ce redoublement de courtoisie.

CATBBBINE.

A moi-même, mon cousin. Mais n'en prenez pas trop dV vantage.

ADHÉMARf •'tcoonJant au doMîer da ftoteoilde Catherine*

Vous connaissez ma résignation. (Bas.) Renvoyez-moi de bonne heure. J'ai un sooper...

JUADAMB BÉLIER, à la taUe de jeu.

Je marque le bézigne.

OCTAYIE, àPréveoqnière.

Dites donc, mon cher comte, M. de Ghamplion ne se presse pas de se rendre à votre invitation?

PRÉVENQUIÈRB, à la table de jeu.

n fait sa conférence.

S'il ne vient pas, nous nous en consolerons, vous savez?

ADHÉMAR

Qui est-ce?

OCTAVlE.

Un savant, que mon mari tient à nous servir.

ADHEMAR.

Oh! les savants 1

PRéVENQUIÈRB.

Celui-là, mon cher Adhémar, ne porte pas de perruqu ni de lunettes, et il a eu des aventures dont vous ne vous seriez pas tiré comme lui. C'est le premier Eurojiéen qui ait traversé le Vadaî. Savez-vous seulement où c'est?

ADHÉHAR.

le vois cela d'ici.

OCTAYIE. s

Montrez.

ADHÉMAR, du ton d'an écolier qai récite sa leçoa*

Le Wadaï, capitale Wara, borné au nord par le Sahara o»; grand Désert, à l'ouest par le lac Tchad et Tcmpire de Dornou, à Test par le Darfour, et au sud... par je ne sais plus quoi.

PRÉVENQUIÈRB.

Au sud, par le royaume d'Adamova.

ADnÉMAR.

Capitale Mosfeia... Vous voyez qu'on n'est pas un ânê.

PRÉVENQUIÈRE.

Très-bien, jeune homme, très-bien.

ADHÉMAR

Voulez-vous maintenant que je vous récite la série des rois de France?

CATHERIICE.

Un autre jour.

PRÉVENQUIÈRE.

Eh bien, mon bon ami, figurez-vous que vous êtes prisonnier de guerre de ces peuplades féroces, et destiné à avoir la tête tranchée en grande pompe : que feriez-vous?

ADHÉUAR, étoardiment.

ie regretterais bien d'être venu avec Gavet.

PRÉVENQUIÈRE.

Gavet? Où prenez-vous Gavet? Non! Le compagnon d# Ghamplion s'appelait Bartet.

ADHÉMARo

Je brouille tous les noms.

Page 1