‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 12 sur 320 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Pauvre Paul, la corVéa(/a l'air de lui déplaire.

Ou'imagines-tu là? Je suis sur du contraire...

Ta demandais pourquoi je souriais ? C'était \ ^

(»iie Firmin est en bas, et que mon ûls mentait. \

ii PAUL FORJSSTIER.

CAMILLE

Tiens ! dans quel but?

Parbleu ! de peur que la corvée Par ce vieux serviteur ne lui fût enlevée I Tu vois bien, chère enfant, qu'il se plaît avec toi. Cefà te fàclie-t-il ? ^^^--^^.^-^-^-^ .

CAlcILLE.

Oh 1 non, certes !

Ni moL

CAMILLE

Mais pourquoi ce détour bizarre?

Je suppose Qu'il n'osait laisser voir... Hum ! parlons d'autre chose. — Tu dois bien avoir fait quelque réflexion Sur les difficultés de ta position?

, CAMILLE

Quelles difficultés ?

N'es-tu pas orpheline 7

CAMILLE

0 mon père 1

Devant ce doux mot je m^ncline, Et je rends grâce à Dieu qu'il t'ait jailli du cœor. Il faut songer pourtant, malgré cette douceur, Que ma^ triste maison, sans mère de famille, N'est pas un lieu séant pour une jeune fille.

Page 1