SCÈNE IX
Leb Mêmes, GHAMPLION.
Madame Hélier se lève et se met à servir le thé. PRÉVENQUIÈRE.
Nous commencions à désespérer de vous voir, monsieur.
MADAME HÉLIER, à port.
Gomme il est jçune !
PRÉYENQUIÈRE.
Permettez -moi de vous présenter à ma femme.
OCTAYIE, le faisant asseoir près d'elle.
Mon mari était en train de nous raconter quelques-unes de Yos aventures. G'eat vous dire, monsieur, avec quelle impatience nous vous attendions.
GHAMPLION.
■ Pour interrompre la narration ? — J*espérais arriver plus tôt, madame ; mais je viens de faire une conférence, qui t'est prolongée plus que je ne pensais. '
PRÉYENQUlâRE.
Vous vous en êtes bien tiré ?
GHAMPLION.
A peu près... grâce au verre d*eau sucrée qui me servait de contenance quand je m*embrouiUaia... ce qui m'arrivait souvent. Mes auditeurs ont dû croire que je rapportais d*A* frique une furieuse soif.
fSO LIONS ET RENARDC
ADHÉMAR
Vous ne devez pourtant pas être timide.
CHAMPLIOIf.
Qui ne Test pas un peu?
PRÉYENQUIÈRE, à Adhémar.
Je voudrais bien vous voir en face d'un auditoire, vous.
ADHÉMAR
Ohl moi, ce serait bientôt fait... Je ne dirais pas un mot.
CCI AVI £, à CbampUoo.
Une tasse de thé, monsieur?
CHAHPLION.
Merci, madame; je crois que je ne boirai rien de quelques jours.
OCTAVIE
Vous avez dû retrouver Paris avec plaisir?
Ah! quelle ville ! Je ne l'appréciais pas avant mon voyaiic... Tout m'y paraissait tout simple, et tout y est merveilleux tout me ravit!
PRÉVENQUIÈRE.
Comme c'est ça !
CHAMPLION.
Les rues, les lumières, les boutiques, les omnibus surtout ! Je n'en rencontre pas un que je n'aie envie d'y monter.
AUUKMAR, preuant nne tasse de thé.
Il n'y vu a pour ainsi dire pas dans le VVadai?
PRÉVENQUIÈRE.
Moi, à mou retour d'Egypte... je suis allé quinze fois dd luite au spectacle.