VI. f
PRÉVENQUIÈRE.
Dame ! il leur eût été difficile de faire respecter par ces sauvages leur caractère de simples curieux. Et puis ces savants-là, ma chère, ont un côté militant qui devient vite militaire. Si je vous racontais par quels prodiges d'audace et de sang-froid Champlion apu échapper à ses bourreaux...
OCTAVIB.
Allez, Théramène, allez !
PRÉVENQUIÈRB.
Non, moqueuse, je n'irai pas. Champlion vous racontera cela, s'il veut. Sachez seulement que ce savant, de ses mains savantes, a ^trapglé uo grand diablo d« nègr0 qui lui députait le passage à coups de couteau.
ADHÉMAR
Quelle poigne 1
OCTAVIE
Et il a pu rejoindre Tarmée du Wadai?
PRÉVENQUIÈRE.
Non pas; il s'est jeté dans une barque; l^ Keïlak l'a porté jusqu'au Nil, qui l'a ramené à Alexandrie.
OCTAVIB.
Eh bien, je suis assez curieuse de voir votre boucanier... car ce monsieur n'est pas autre chose.
MADAME BÉLIER
J'espère bien qu'il ne viendra pas. Un homme qui en a étranglé un autre 1 quelle horreur !
LE DOMESTIQUE) tononçant.
M. Pierre Champlion.
PRÉVENQUIÈRB.
EniiTil
ACTiî: deuxième;.
OCTAVIE, bas, à Fré7enqiiièr«.
Champîion tout court? Vous êtes un traître.