‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 15 sur 320 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

FORESTIER, seul.

! Camille a fait passer en moi sa confiance, Oui, tout tournera bien... Mais, morbleu ! quelle chancp !Que mon fils ne soit pas sérieusement pris ! ^ue devenait Camille, en^ cas ? J'en frémis. . Je la' connais, Tenfant l sous siTgî^âce légère, \ ' , ' ' C*est le cœur immuable et grave de sa mère ; \ Un de ces cœurs profonds, tranquilles, absolus,] Qui, donnés une fois, ne se reprennent plus ! j — 0 maltresse de Paul, qui que tu sois, gaillarde Dont la conquête est plus facile que la garde. Je te bénis ! — - Mon fils va rentrer au bercail. Et l'ordre reviendra, ramenant le travail... C'est que Paul est à l'heure où l'avenir se joue, Où le talent en fleur coule, s'il ne se noue !

S'approehant du tablean.

Voilà des qualités de maître, et, tout auprès,

Des fautes d'écolier qu'il semble faire exprès. L'animal ! Ce Milon fait un gros dos de chatte...

Prenant la palette et les pinceanz de Paul.

Attends un peu, je vais le muscler l'omoplate !

Tout en peignant.

Sans rien dire, je t'ai plus d'une fois déjà...

Une porte sous tenture s'ouvre à droite ; Léa entre sur U pointe du pied, remettant U clef dans sa poche.

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