‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 152 sur 320 · SAINTE-AGATHE, PRÉVENQUIÈRE, ADHÉMAR · texte numérisé non relu

SAINTE-AGATHE, PRÉVENQUIÈRE, ADHÉMAR

PRÉVEKQUIÈRK.

Je VOUS amène un grand coupable, mon pauvre monsieur de Sainte-Agathe.

Qui cela? le vicomte?

PRÉVENQUIÈRE.

Lui-même. Il m'a fait toute sa confession en chemin : elle a été longue ! Mais je l'ai morigéné de la belle façon ; tout ce que vous pourriez lui dire, je le lui ai dit; ainsi, ne vous mettez pas en frais de sévérité.

SAINTE-ACtATHE.

Mais qnVt-il fait?

PRÉVENQUIÈRE.

Son père vous avait confié une somme de cinquante mille francs pour subvenir à ses dépenses?

SAINTE-AGATHE

Et le mettre à même de soutenir son rang.

PRÉVENQUIÈRK.

Il en a mangé les trois quarts.

SAINTE-AGATHE

Ce n'est pas possible ! Je ne lui ai encore remis que cent louis.

PRÉVENQUIÈRE.

Oui ; mais, comme il craignait vos justes remontrances, il a eu recours à des usuriers.

SAINTE-AGATHE

Sainte Vierge ! Et où en a-t-il trouvé?

A D H É M A R , les jenx baissés.

On m'a donné des adresses.

PRÉVENQUIÈRE.

Et il a fait pour trente-cinq mille francs de billets.

SAINTE-AGATHE

En croirai-je mes oreilles !

ADBÉMAR.

Hélas !

SAINTE-AGATHE

Et à quoi avez-vous pu dépenser tout cela en si peu de temps ? Je ne vous connais pas de vices.

ADHÉMAR

Je ne m'en connaissais pas non plus; mais il parait que j'en avais.

SAINTE-AGATHE, à Prérenquièie.

Malheureux enfant I Qu'a-t-il fait de sa robe d'innocence 1

ADHÉMAH, a part.

Elle n'est plus mellable.

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