‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 170 sur 320 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CHAMPLION, CATHERINE.

CATHERINE, à part.

Calomniée moi-même, j'ai pu croire un instant à la calomnie ? (Haat.} Relevez la tète, monsieur. Tant pis pour ceux qui n'ont pas senti dans vos paroles l'accent de la vérité! tant pis pour ceux qui vous croient capable de jeter au ruisseau la rançon de votre ami! Ittoi, dont Qn a voulu vous séparer en vous déshonorant, je viens à vous et je vous dis : Voulez- vous que je sois votre femme?..

CHAMPLION.

Ah! Dieu est quitte envers moi!.. Conspué, abandonné de tous, mais amnistié par vous, je puis mourir!

CATHERINE

Mourir?

CHAMPLION.

Ne voyez-vous pas qu'ils m*ont tué, qu'ils m'ont enlevé jusqu'au droit de saisir cette main tutélaire? Vous me graciez en vain... Ils m'ont marqué au front!

CATHERINE, luiserraotia maia.

lion ami!

CHAMPLION, se dégageant.

Je serais indigne de votre charité, si je l'acceptais I Laissez-moi emporter votr^ estime et )a mienne. Adieu, mademoiselle.

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