‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 178 sur 320 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

L6 COWTS.

Brâvo !

Un coq de bruyère !

m COUTE.

A merveilla I

JEAN

Et deux lièvres !

LB COMTE

Cest parfait!.. Nous supprimerons le veau gras.

LA COMTESSE

Gomme tu as chaud I Tq es tout en nage.

Elle Itii etauie le froot.

LE COUTE

Ah çà ! qu'est-ce que j'apprends ? Tu t'attristes, tu deviens songeur?..

JEAN

Moi, mon père?

LE COMTE

Je ne t'en ferais pas un crime. Ta position de fiancé ne laisse pas d'être embarrassante. Ta mère et moi nous le reconnaissions tout à l'heure. Tu as encore huit mois à attendre. Veux-tu aller passer quelque temps à Paris ?

JEAN) arec an monrcmcnt de joie.

A Paris?..

LA COMTESSE, à part, avec no monrement d'effroi.

A Paris !

LE COMTE

F>e retour de tes frères va te permettre de t'éloigner ; la

806 JSAN Bë THOMMERÀT.

maison ne restera pas vide en ton absence, ils occuperont ta place au foyer.

JEi Sf joyensemeat.

Je VOUS remercie, mon père.

LA COMTESSE, à Jeaa, avec tristesse.

Tu te réjouis déjà à la pensée de nous quitter : on dirait que Paris t'attire.

LE COMTE, souriant.

Tandis qu'il vous effraie, n'est-ce pas ?

LÀ COMTESSE

Comme toutes les mères.

LE COMTE

Oui, la moderne Bahylonc, la ville de perdition!.. Mais soyez calme, il y a des âmes qui sont à l'abri de la contagion.

LA COMTESSE, à Jean.

Tu reviendras bien vite... Tu me le promets? Oui, h\en vite !

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