‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 185 sur 320 · ACTE PREMIER. 8S · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. 8S

HORTENSE, an comte.

Vous devinez sans doute, monsieur, l'objet de ma visite î

LE COMTE

En effet, madame, et, tout en appréciant l'honneur de ?otre présence, je suis vraiment confus que vous vous soyea déraugée.

HORTENSE

Rassurez-vous, monsieur le comte, je ne me suis pas dérangée. Je passais à cheval, et Tidée m'est venue de m'adresser directement à vous pour terminer à l'amiable une petite affaire qui nous intéresse tous les deux. Je cherche à me défaire de la ferme de l'Hermenault, et, vous, monsieur, vous avez envie de l'acquérir?

LE COMTE

J'y avais songé, madame, mais il m'en coûterait, je l'avoue, de traiter d'affaires avec vous, et, si vous m'en croyez, Qous laisserons à nos notaires...

HORTENSE

Nos notaires n'en finiraient pas. Ils sont aussi entêtés l'un que l'autre. Le vôtre tire à lui toute la couverture, le mien en fait autant de son côté. Nous sommes gens d'honneur et de bonne foi : dites-moi, monsieur, combien vaut la ferme ; 'accepte d'avance votre estimation.

JEAN, à part.

J'en étais sûr!

LE COMTE, à part.

Que m'écrivait donc ce Grimaud? (Haut.) Puisque vous le prenez ainsi, madame, la ferme en question vaut 40,000 francs pour le premier venu ; pour moi, elle en vaut 50,000.

HORTENSE

Eh bien! monsieur, pour ne pas vous traiter comme le premier venu, mettons 45,000 francs. Est-ce dit?

Sfifi . JEAN DE THOMMERA.Y.

LE COUTE

C'est dit.

HORTENSE, elle ôte son gant et lui tend 1« m&w.

Il ne nous reste plus qu*à signer.

LE COMTE, Ini baisa la maia.

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