‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 192 sur 320 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

an homme d'esprit et de bon ton, un peu sur l'œil, friand de la lame, et grand sableur de vin de Champagne ; là-bas, ce n^est plus même un homme, c'est un vieillard en enfance, Tant il y a que cette jeune personne le mènera loin... Je lu connais.

HORTENSB.

Intimement?

ROBLOT

En tout bien, tout honnenr ! On ne me prend pas au sérieux dans ce monde-là... Elle m'appelle Caniche... C'est vous dire que je suis un ami... Voilà comment je peux vous fournir des renseignements contre votre mari, car sa liaison est un mystère. Il la prend au sérieux et la cache avec la niaiserie adorable de la vingtième année... Il parait que ces enfantillages-là se retrouvent en vieillissant.

HORTENSE

Pauvre jeune homme ! J'espère bien qu'elle le trompe ?

RODLOT.

N'en doutez pas I — L'ingrate I II a renouvelé son mobilier chez Duval, il lai a donné on coupé orange et bleu de chez Herler, un collier de perles noires de chez Mellerio...

HORTENSB.

Tout cela depuis un mois ? Savez-vous que c'est fort inquiétant pour mon emprunt de ce soir ! J'arrive mal à propos.

ROBLOT

Bah I votre mari est si criminel !

HORTENSE

Mais s'il est encore plus à sec?

ROBLOT

Mathieu acceptera sa signature...

330 JEAN DE THOMMERAT.

HORTENSK.

Voas dites : Blanche?..

ROBLOT

De Montglave, autrement dite Baronnette, parce qu'elle se donne un bout d'armoiries.

HOHTBNSB.

Est-elle yraiment de bonne famille ?

ROBLOT

Je crois bien ! Son père avait le cordon... à la main.

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