ACTE DEUXIÈME
HORTENSB.
Trouvez-Yous plus chevaleresque de me perdre ?
JEANi assis près de la table.
Je ferai ce que vous voulez.
HORTENSB.
Éles-vous assez primitif!., mais c'est peut-être pour cela que je vous aime.
JEAN
Alors pourquoi cherchez -vous à me moderniser?
HORTENSE
G*est dans votre intérêt, mon pauvre ami ! Vous n'arriverez à rien avec vos idées de l'autre monde... Il faut ressembler h ses contemporains.
JEAN
Auquel? A ce joli garçon que vous m'avez présenté ?
HORTENSE
Vous allez être jaloux de Roblot, maintenant ?
JEAN
A quoi voyez-vous que j'en sois jaloux ?
HORTENSE
Dame ! à ce que vous le trouvez joli.
JEAN, se levant.
Moi ? Je le trouve affreux.
HORTENSE
C'est encore plus grave. Quoi ! sérieusement il vous porte ombrage?
JEAN
Pas du tout. Qu'une jeune femme parle tout bas à un jeune homme, quoi de plus naturel ?
336 JEAN DE THOMMBRAY.
HORTENSE
Je lui ai parlé bas ?
JEAN
Quand il est sorti.
HORTENSE, &U cheminée.
En effet, je lui donnais un rendez-vous pour demain. Vous ne le croyez pas, vous avez tort. Léopold... car il s'appelle Léopold avec votre permission...
JEAN
Tenez, Hortense, ne vous jouez pas de moi; je ne comprends rien aux coquetteries parisiennes. Il y a évidemment un mystère entre ce jeune homme et vous : si vous m*aimez, conilcz-le moi.
HORTENSE
J'ai besoin de cinquante mille francs demam matin, et ce petit Roblot, qui est un furet, s'est chargé de me les trouver ; êtes-vous content ?
Cinquante mille francs ?
HORTENSE
Oui, j'ai fait des billets qu'il faut payer...
JEAN
Des billets!
HORTENSE
Vous tombez des nues. Je suis une gaspilleuse, j'ai tort, j'en conviens, mais je ne suis pas la seule. Comprenez vous liiaintenant les mines soucieuses que vous me reprochiez?
JEAN
Et si ce monsieur ne trouvait pas la somme? Dire que je ne puis rien I