‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 211 sur 320 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ROBLOT

Et qui a laissé pour tout héritage à son neveu le souvenir de sa gloire et un magnifique nez d'argent.

JEAN, à Champia.

Et VOUS ne portez pas ce bijou?

CHAUPIir.

J'ai des goûts simples... Il m*est trop grand.

CHATEÂUVIEUX.

Dis donc, Champin, pour quelle heure as-tu commandé ton coach?

CHAUPIN.

Pour une heure et demie.

CHATEAUVIEUX

N'est-ce pas un peu tard? Nous avons à prendre Valchevrière et Puiseux.

CHAMPIN.

Oui, mais avec mes quatre chevaux nous serons au champ de courses en vingt minutes.

ROBLOT

Quel est le favori?

CHAMPIN.

Diamant.

Eh bien, je parie trois cents louis pour Miss Arabelle ! Personne ne tient?

CHATEAUVIEUX

Tu as trop de chance au jeu.

BOISLANGEAIS.

Je crois bien, il n'a pas de maîtresse.

358 JEAN DE THOMMERAT.

CHAMPIir.

Dites qu'on ne lui en connaît pas.

CHATEAUYIEDZ.

Moi, je lui en connais une.

JEAN

Tu es plus avancé que moi.

CHATEAUYIEUX.

Sournois! Je vous fais juge, messieurs.

BOISLANGEAIS, à cheval sar une ebalw aa nllie».

Bon! voilà Ghateauvieux content! Il tient un récit.

CHATEAUVIEUX

Il 7 a trois jours, nous sortions, Thommeray et moi...

B0ISLAK6EAIS.

Des portes de Trézènes.

CHATEAUVIEUX

Nous sortions de chez Laurent, au Palais-Royal, où j« Tenais d'acheter une tabatière...

BOISLANGEAIS.

Pour ta maltresse?

CHilTEAUVIEUX.

Si Boislangeais persiste dans son système d*interraptioiis, je quitte la tribnne.

TOUS

Silence à Boislangeais !

CHATEAUVIEUX

NoQs voyons passer dans le jardin une déUcieuse créature de la dernière élégance, suivie par an tas de galopins et par quelques badauds auxquels nous nous joignons. On riait en se montrant un chignon extravagant retenu sur sa tète par

Page 1