‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 226 sur 320 · ACTE TROISIÈME. 38à · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME. 38à

JEAN, à part.

L'ombrelle de Blauclie!

HORTENSE, se dégageant des bras de Jeaa.

C'est votre mère qui sort d'ici ?

JBAN| troublé.

Ne vous Tai-je pas dit?

HORTENSE, prenant l'ombrelle et la lai présentant.

Et c^est à elle, cela? Répondez !

JEAN, après nne héâtation.

Non!..

U prend l'ombrelle, la brise et la J0tte au fond de la chambre. HORTENSE.

A qui alors?

JEAN

Ne m'interrogez pas, je vous en conjure. Vous n*avez rien redouter de la personne à qui cela appartient, je vous en donne ma parole d'honneur.

Son nom?

JEAN

Ma parole d'honneur ne vous suffit-elle pas ?

HORTENSE

Est-ce qu'un homme se fait scrupule de mentir à une femme !

JEAN

Et moi je ne permets pas même à une femme de douter de mon i^rmcit. -

HORTENSE

Vous n'avez rien de plus à me dire pour votre justification?

384 JEAN D£ THOMMERÂY.

JEAN

Rien. Et si j'avais quelque chose, je ne le dirais pas.

HORTENSE

Adieu, monsieur. (Faosm sortie.) Dites-moi que c'est un éga rement d'un jour^ une surprise des sens, et je vous pardonnerai peut-être I

JEAN

Eh bien, oui, je suis entouré de tentations, mais je n'aime que vous. — Cette femme ne remettra plus les pieds ici. — Je viens de rompre une intrigue à peine engagée. — Mais croyez-moi donc! Une tenait qu'à moi de vous donner le change...

HORTENSE, lentement.

C'est vrai. — Je me fie à votre loyauté, monsieur de Thommeray. Quand vous ne m'aimerez plus, ayez le courage de me le dire; j'aurai le courage de l'entendre. Mais ne me trompez jamais; que je puisse au moins vous estimer toujours. Il ne faut pas que votre mère attende ; adieu.

Elle se dirige yers la porta de droits. JEAN, raccompagnant.

A bientôt.

HORTENSE, tristemenU

Oui, à bientôt.

Bile lui donne la maift et sort.

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